Paru en décembre 2017 chez L’Harmattan et préfacé par Jean-Pierre Raffarin

Paru en décembre 2017 chez L’Harmattan et préfacé par Jean-Pierre Raffarin

Relier la Chine à l’ensemble du Continent Eurasien et à l’Afrique par des voies terrestres et maritimes : c’est le défi des Nouvelles Routes de la Soie que lance le président chinois XI Jinping.

Ce projet, ou plutôt cet ensemble de projets, intéresse directement plus de 60 pays de l’Europe à l’Asie et à l’Afrique. Sa dimension africaine a servi en quelque sorte de terrain d’expérimentation dans une perspective de co-développement avec la Chine. Son ampleur financière dépasse déjà celle du Plan Marshall au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. Il est en phase avec le « rêve chinois » affirmé par XI Jinping de faire retrouver à la Chine la place éminente qu’elle a presque toujours occupée au cours des derniers millénaires.

En France, les Nouvelles Routes de la Soie connaissent un regain d’intérêt. Une dynamique a été insufflée depuis le voyage en Chine du président français Emmanuel Macron du 8 au 10 janvier 2018. Il a manifesté son adhésion à l’Initiative la Ceinture et la Route (Belt and Road Initiative ou BRI) du président chinois Xi Jinping en commençant symboliquement son voyage en Chine par la visite de la ville de Xi’An. Cette ville située au centre de la Chine était en effet le point de départ des mythiques Routes de la Soie de l’histoire eurasiatique. Le voyage d’Emmanuel Macron en Chine va sans nul doute renforcer les relations franco-chinoises dans les domaines économique, commercial, industriel et culturel au niveau des espoirs qu’ils peuvent susciter, et sans doute au-delà.

Le livre Le Big Bang des Nouvelles Routes de la Soie vient à point pour décrire en détail les projets, les enjeux et les difficultés. Chaque « corridor » de la Chine vers les régions asiatiques, africaines, européennes ou vers le Moyen-Orient est analysé en détail. Les caractéristiques de chaque pays ou région sont également mises en perspective par rapport aux propositions chinoises. Il détaille aussi la mise en place des infrastructures pour le transport ferroviaire, les réseaux d’autoroutes et de pipelines pour le transport du pétrole et du gaz liquéfié de et vers la Chine. Ce n’est que grâce à l’établissement et au développement de toutes les structures pour l’ingénierie et la création de structures bancaires dédiées que BRI peut exporter le savoir-faire et le mode de développement chinois aux pays partenaires. Ce n’est que lorsque toutes les conditions pour proposer les projets ont été réunies en Chine que BRI a été officiellement annoncée en 2013. Enfin est évoqué le rôle des différents acteurs importants sur le plan géopolitique, notamment pour les pays qui peuvent considérer BRI comme une mise en cause de leurs propres intérêts économiques et stratégiques. La complexité de BRI y est mise en évidence, mais il s’en dégage une vision d’ensemble grâce à une analyse synthétique du projet. L’intérêt du livre a été très vite reconnu par les médias chinois qui ont contacté les auteurs, Pierre Dhomps et Henri Tsiang. CCTV4, une des principales chaînes de la télévision nationale chinoise, et GB Times les ont interviewés moins d’un mois après la parution du livre.

Les auteurs :

Pierre DHOMPS a travaillé avec la Chine durant 34 ans, en y implantant industriellement des sociétés françaises. Particulièrement séduit par les immenses perspectives qu’ouvrent Les Nouvelles Routes de la Soie. Il s’est pris de passion pour en comprendre la profonde signification et les implications, ce projet s’apparentant à une véritable stratégie d’entreprise, mais dont la dimension est ici planétaire.

Pour coécrire ce livre, il s’est tout naturellement rapproché de son ami Henri TSIANG, son maître de Qi Gong, lui-même spécialiste en analyse géopolitique et sur les questions de civilisation et de valeurs en Chine et en Occident.

Henri TSIANG, de formation vétérinaire, et Docteur en Sciences, a été chercheur scientifique à l’Institut Pasteur où il a dirigé le Service de la Rage pendant dix ans jusqu’en 2002. Il a participé à l’organisation de relations franco-chinoises de très haut niveau dès les années 90.