Pourquoi la chine
La Chine : un marché incontournable et un formidable potentiel !
Devenue deuxième puissance mondiale en termes de PIB, derrière les Etats-Unis mais devant le Japon, la Chine doit assumer de nouvelles responsabilités.
Attendue - et presque inéluctablement programmée -, la Chine a devancé, dès le deuxième trimestre 2010, le Japon avec un PIB de 1 336 milliards d'USD contre 1 288 à son concurrent nippon. Et ceci de manière irréversible lorsque l'on compare les prévisions de taux de croissance des deux pays : 10 % pour « l'Empire du Milieu » contre 0.4 % pour « l'Empire du Soleil Levant »... Et les analystes prévoient que la Chine sera première mondiale dès 2020 !
Cette réussite exceptionnelle est bien entendu à mettre au crédit des gouvernants chinois qui ont su adapter la Chine économique au développement du monde moderne, depuis la fameuse déclaration de Shenzhen de Deng Xiao Ping selon laquelle « Peu importe que le chat soit noir ou qu'il soit blanc, l'important est qu'il sache attraper la souris ». Comme le disait le Président Giscard d'Estaing lors de la réception à Paris du Premier Ministre Wen Jiabao : « Ce qui est étonnant avec la Chine, ce n'est pas seulement le niveau du taux de croissance en moyenne de 10 %, mais c'est sa durée quasi continue sur 30 ans dans le pays le plus peuplé du monde » !
Après avoir d'abord axé sa politique sur l'industrie à tout prix, la Chine, devenue premier exportateur mondial, est sortie du concept « La Chine, usine du monde » pour monter en gamme et privilégier à présent les hautes technologies (la Chine laboratoire du monde ?). Elle possède des excédents importants et notamment une excellente balance des paiements, et a su largement investir pour sortir presque raffermie de la crise et de ce fait contribuer à la sortie de crise mondiale. Le yuan s'est apprécié et le « billet rouge » risque à terme de concurrencer « le billet vert » à mesure que son économie se développe.
Avec la progression attendue et encouragée de sa consommation intérieure (comme l'illustrent les 13.5 millions de véhicules construits en 2009, y compris les grands projets de produire des voitures hybrides et à terme totalement électriques), cette politique de « mass market » a notamment permis de générer un parc de 750 millions de téléphones portables et l'ADSL d'intéresser 380 millions d'internautes. Les Chinois vivent donc mieux qu'avant, avec le développement rapide d'une nouvelle classe moyenne et une forte demande en produits de luxe. Par ailleurs, la Chine a mené une politique offensive multi pays pour réduire au maximum sa dépendance pétrolière (un million de barils de pétrole produits pour elle par jour à l'étranger !...) et a la chance de posséder de nombreux métaux rares (terres rares à 95 % pour les nanotechnologies, antimoine à 87 % pour les semi-conducteurs, gallium à 83 % et indium à 60 % pour le photovoltaïque, germanium à 79 % pour la fibre optique, etc.).
Malgré cet essor incontestable et reconnu, la Chine doit néanmoins faire face à des problèmes de fond non encore résolus :
· Les soins de santé, avec une couverture maladie pour tous les chinois, urbains comme ruraux ;
· Les disparités sociales entre les provinces de la côte Est et celles de l'Ouest ;
· Le logement, digne et pour tous ;
· La redistribution des revenus ;
· Le développement des campagnes.
En plus de ces problèmes structurels, la Chine est confrontée à des problèmes immédiats résultant de son fort développement industriel :
· Forte inflation des produits alimentaires (3.5 % prévue), en raison des inondations qui ont affecté les récoltes et coupé les voies de communications ;
· Suicides d'ouvriers dans les usines (exemple de Foxcom) compte tenu des cadences exigées ;
· Fortes revendications salariales (notamment chez des constructeurs automobiles japonais opérant en Chine) ayant conduit le pouvoir à augmenter le salaire minimum de 20 % en moyenne dans la plupart des provinces chinoises ;
· Besoins croissants de liquidités (exemple de l'Agricultural Bank of China qui a levé 22.1 milliards d'USD) qui risquent à terme de « siphonner » la Bourse chinoise ;
· Etc.
Ainsi lors du dernier Congrès du CCPPC, son Président, Monsieur Jia Qinglin, a indiqué que « réinventer l'économie, est devenue une priorité en Chine pour 2010 ». Ce défi important, dans ce pays qui tire la croissance mondiale, ne peut que gratifier les sociétés françaises qui ont décidé de mettre le cap sur la Chine. Comme le dit Isabelle Fernandez, Directrice d'Ubifrance en Chine : « réussir en Chine est un gage de compétitivité. De plus en plus d'entreprises françaises acceptent d'y être présentes, à raison de 28 % sous forme de Bureaux de Représentation et 60 % avec une filiale locale contrôlée à 100 %, contre seulement 9 % en JV.
Une récente enquête réalisée par le journal La Tribune auprès de grandes entreprises françaises est un plaidoyer pour venir travailler en Chine :
· Pour Alcatel-Lucent, « le choc c'était l'absence de la Chine de la scène mondiale » ;
· Pour Christophe de Margerie, PDG de Total, « la Chine est une contrepuissance des Etats-Unis, source d'équilibre pour les Européens » ;
· Pour Alain Mérieux, Président de Biomérieux, « ce n'est pas à la Chine de s'adapter à nous mais à nous de s'adapter à elle » ;
· Pour Henri Proglio, PDG d'EDF, « la concurrence chinoise ne doit pas nous inquiéter car nous avons une forte capacité d'innovation » ;
· Pour Jean-Pascal Tricoire, Président du Directoire de Schneider Electric, « nous devons enseigner le chinois dans nos écoles ».
Ce dernier précepte est repris par Jean-Pierre Raffarin qui, dans son discours d‘introduction à l'occasion du séminaire « Understanding China », a déclaré très justement, qu'après avoir connu « le défi américain » avec JJSS, nous étions maintenant entrés dans le «défi chinois» et, que pour bien s'insérer dans cette nouvelle époque, il avait demandé à ses enfants d'apprendre le mandarin pour bien comprendre la culture chinoise et l'apprécier en dehors du simple reflet qu'en donnent des médias français.
Reste maintenant à nos amis chinois de nous ouvrir la porte de leur marché intérieur et de nous permettre de soumettre à armes égales dans cette compétition où la Chine, comme la France, doivent sortirgagnantes pour le seul bien des consommateurs chinois.
Pierre DHOMPS
Président-Directeur Général
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